
Dockers, corps à l’épreuve retrace l’évolution du métier de docker dans les ports de Nantes et Saint-Nazaire, en mettant en lumière les profonds changements survenus en un demi-siècle. Il oppose l’image traditionnelle du docker, fondée sur la force physique et la solidarité, à la réalité moderne du métier, transformée par la conteneurisation.
Un tournant majeur a été la réforme de 1992, qui a mis fin au statut de la « carte G » garantissant l’emploi et a considérablement réduit les effectifs. Le travail, bien que moins rude physiquement, est devenu plus routinier. Les risques professionnels ont évolué, passant des traumatismes physiques aux expositions à des produits chimiques dangereux.
Les dockers sont confrontés quotidiennement à des substances nocives et cancérogènes comme l’amiante, les pesticides, les poussières de bois ou de céréales, et les gaz d’échappement diesel. La pénibilité liée au bruit incessant, qui provoque des troubles auditifs, et aux odeurs pestilentielles de certaines marchandises.
Dockers, corps à l’épreuve souligne une prise de conscience tardive de ces dangers invisibles et le manque de protection adéquate pendant de longues années. Le texte interroge la fatalité d’un métier où l’espérance de vie est inférieure de sept ans à la moyenne nationale. L’exposition a été réalisée par le Centre d’histoire du travail avec le soutien du groupe de recherche ESCALES (Enjeux de santé au travail et cancers).
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APPSTMP
Association pour la Protection de la Santé au Travail dans les Métiers Portuaires
